• en repartant

    En regardant au loin , on ne voit rien. 

    Un coeur de dinde aux profondes cavitées m'a étrangement offert un gramme de relativité . Je hais la biologie.
    Des miettes de pains au chocolats coincées dans les fibres plastiques de mon classeur de français m'ont bêtement arrachées un semblant de contraction buccale (!) .
    Un regard d'une profondeur et d'une sincerité à faire frémir l'epiderme m'a littéralement boulversé , frayant doucement un chemin aux larmes  . Maudits globes occulaires , je vous hais d'être si démonstratifs quelques fois ...
    Son sourire légerement enfantin et sucré me montre  combien la simplicité et la gentillesse d'esprit est bien plus rare que l'on aime à imaginer.
    le rêve qui continue à creuser un tunnel où cheminent mes idéaux de gamine insouciante , me rappele à l'ordre et me conseille de grandir .
    Son départ qui se rapproche à petit pas de géant me revisite l'estomac et y place sa petite touche personelle d'angoisse permanente .
    ces rires et ses bruits intempestifs ponctuent la joie (ô combien débordante... ) d'apprendre toutes sortes de lois et de raisonements théoriques " superbement"  pragmatiques.
    Cette musique qui me soulève le coeur 
    Cette vie qui me rassure autant qu'elle me glace.
    Cet facheuse habitude de prendre la moindre  chose à coeur jusqu'à ne plus en vivre .
    Ces gens qui vont et viennent et qui déposent leur amour , leur haine ou leur indifférence aux quatre coins de notre petit égo .
    Ces instants ephemeres qui donnent du charme à toutes ces choses qui défilent sous nos yeux comme d'un rien .
    ceux là ce sont entre autre cette  fontaine que je vois chaque jours , assise sur le fauteuil rouge du bus  et posant mon regard sur les bouts de palmiers en plastique , je m'arrete à toute réalité , à tout quotidient vide de sens et je pars rejoindre ces choses auxquelles j'aspire secretement , celle qui ne verront surement jamais le jour mais qui sont belles à y rever.



  • Commentaires

    1
    Mercredi 1er Février 2006 à 21:30
    texte de vous ?
    Je suis encore sous le charme de votre écriture. Votre amie Mrs Green a également une écriture qui me bouleverse. Subjugué de trouver en vous autant de force, de maturité et de fragilité. Détonnant mélange de vie, détonnante vitalité qui explore sans concession nos existences aux communautés tellement semblables. Merci pour la communauté de votre langage-peau, qui laisse en moi le frisson de votre regard qui regarde au loin du dedans...
    2
    Samedi 4 Février 2006 à 11:20
    Dans
    portraits d'elles les photos sont de vous ? J'aime beaucoup francine-obscure, cette présence qui semble surgie d'une longue nuit, cette main qui semble s'arracher à l'obscurité pour saisir, me saisir...
    3
    anna karenine
    Lundi 6 Février 2006 à 23:00
    against
    oui le texte et la photo sont de moi . :) y'a des moments comme ça où les mots perdent toute leur importance , simplement quand l'emotion prend le dessu . Je dirais jamais assez à quel mes mots sont des sales traitres :-) merci pour vos passages en tout cas !
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :