C'est marrant comme parfois la vie manque de comique.
les mots , la nausée , huis clos . superbe malaise existenciel de ce cher monsieur Sartre dont je decouvre l'oeuvre avec un emerveillement frissonant , lorsque ces caractères noirs réaniment l'absurdité toute entière d'une vie et d'un monde, de manière totalement boulversante.
La lecture , la littérature, les livres, les bouquins .
Finir des jours heureux au coin du feux accompagné d'un bouledogue au regard sympathique et à la mou attendrissante avec l'exceptionelle faculté de vous apporter vos pantoufles . Un bouquin moisi qui s'efritera entre vos doigts , narrant une de ses jolies histoires improbables à une vie réelle et à un quotidient dompté par le rythme soutenu de l'ennui mécanique viellissant . Rêver et idéaliser ce bout de papier frippé pour le transformer en réel conte de fée du 3ème âge ! La boite de cookies bonne maman tronerait sur le petit guéridon precedé par la fameuse tisane à la camomille aux extraits de gingembre s-il-vous-plait . Rituel du soir entre deux siestes digestives de la journée . Votre chale ecossais en laine , placé consenscieusement sur vos épaules et dont les franges viendraient doucement caresser les tranches de votre livre , réchaufferont ce petit tas d'os frileux . vous poursuivrez , chaque soir cette périlleuse quête des lunettes double foyer , qui comme à leur grande habitude seront sagement suspendus au cordon bleu de votre cou squelettique.
Puis viendra l'heure de l'anesthésie cérébrale . Vous saisirez la télécomande , negligement posé dans la boite de cookies et vous allumerez la boite à potin . C'est à ce moment là qu'un quadragénaire au brushing d'une frisure parfaite et d'un sourire émail diamant , deviendra le complice d'une culture débordante .
Très peu pour moi.
Publié par anna-karenine à 21:11:10 dans anna-karenine | Commentaires (7) | Permaliens
Parce qu'il s'en faut peut pour reconsiderer les choses .
En un instant la musique qui bourdonne encore dans mes oreilles se prépare lentement à crier , gueuler , s'epoumoner au creux de ce vide. Complaisant parfois . Angoissant souvent.
Nos bulles vertes dans le verre , à demi mécaniques , à demi étranglés m'offrent un semblant de bien être dans ce monde cruel qui n'a même pas daigné me laisser une minute de répis pour finir mon diabolo-kiwi-menthe , avant de m'en retourner prendre ce satané bus !
Une bonne nouvelle qui me laisse un goût sucré dans l'arrière george et ce sourire qui s'agrippe à mes lêvres dans un souci de partage avec mon coeur qui souhaite avidement sortir brusquement de ma poitrine (!)
Ses cheveux blonds que je me plais à photographier parce qu'ils me rappellent ceux de ma poupée en plastique d'il y'a 10 ans à qui j'ai fait subir les pires sévices cappilaires .
Fantasme et cruauté infantil .
Le son de sa voix qui vient troubler mes pauvres tympans et mes lêvres qui se sentent , dans l'incapacité totale de sortir quoique ce soit d'à peut près intélligible .
L'amour rend bête , c'est bien connu (...)
Alors s'en tenir seuleument à une vague conaissance qui nous apparait au volant d'une 2chevaux rose dans les basfonds du fantasme nocturne où la virilité atteint son degrés inpalpable de derision. Rire après coup et oublier un peu plus le reste .
Sa frimousse qu'il me tarde de retrouver , toujours plus fort à chaque fois , parce que cette demoiselle là c'est mon sourire au coin des yeux . S'enfuir par le TER sans un gramme de romantisme . Voir ailleur si j'y suis (mieux) ? Simplement pour l'ecouter , elle et son bonheur inexprimable qui , paradoxalement se situe au delà des mots . Revisiter toute l'absurdité du monde avec elle , perchées sur son balcon , le nez sous la couette et le frisson du moment à l'air libre.
Publié par anna-karenine à 22:46:30 dans anna-karenine | Commentaires (0) | Permaliens
Au détour d'un arbre qui se mange l'ecorce sur le dos
Au détour d'une vieille qui s'oublie au paracétamol
Au détour de ce chemin qui offre à l'oeil une infinité de trésors.
Au détour de la nausée qui se noie dans les pronfondeurs de mon bain
Au détour de cette vieille chanson d'amour moisie qui continue à faire fantasmer la chair fraiche
Au détour de cette pensée qui me perfore la matière grise "des ptis trous , des ptis trous , toujours des ptits trous ..."
Au détour du carrefour , de l'impasse du cul de sac existenciel
Au détour de son absence qui se cogne contre les os
Au détour d'une petite ville sans vie qui abrite ce vieux chien osseux et boiteux
Au détour de l'angoisse qui s'expatrie aux quatre coins de mon inconscience
Au détour de l'heure à venir qui s'adosse contre les autres restantes
Au détour d'elle et lui qui jouent à être crédibles .
Au détour d'un trou , jamais assez grand pour s'y faufiler
Au détour de mes chaussures rouges qui gomment toutes maladresse de ma part
Au détour d'une infinités de raccourcis si peu convaincants mais tellement plus rassurants .
J'me suis rendormie .
Le reveil a oublié de sonner .
J'suis comme une conne .
la tête Sur l'oreiller
à en rêver ,
au lieu d'en vivre.
Publié par anna-karenine à 20:06:58 dans anna-karenine | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par anna-karenine à 23:31:26 dans anna-karenine | Commentaires (2) | Permaliens
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