Publié par anna-karenine à 01:42:36 dans anna-karenine | Commentaires (12) | Permaliens
"A mon enterrement je ne veux que des morts
Des rossignols sans voix des chagrins littéraires
Des peintres sans couleurs des acteurs sans décor
Des silences sans bruits des soleils sans lumière
Je veux du noir partout à me crever les yeux
Et n'avoir jamais plus qu'une idée de voyance
Sous l'œil indifférent du regard le plus creux
Dans la dernière métaphore de l'offense"
"Avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie le visage et l'on oublie la voix
le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien"
"Cette parole d'Evangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l'horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n'a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite
Ni Dieu ni maître"
"Pour les étoiles que tu sèmes
Dans le remords des assassins
Et pour ce cœur qui bat quand même
Dans la poitrine des putains
Pour les idées que tu maquilles
Dans la tête des citoyens
Pour la prise de la Bastille
Même si ça ne sert à rien
"Pour la sépulture anonyme
Que tu fis à Monsieur Mozart
Sans croix ni rien sauf pour la frime
Un chien, croque-mort du hasard
Pour les poètes que tu glisses
Au chevet des adolescents
Quand poussent dans l'ombre complice
Des fleurs du mal de dix-sept ans
thank you satan "
Publié par anna-karenine à 23:41:20 dans anna-karenine | Commentaires (8) | Permaliens
Publié par anna-karenine à 19:02:01 dans anna-karenine | Commentaires (2) | Permaliens
" Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins . Mon péché , mon âme . Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper à trois contre les dents . Lo-Lii-Ta.
Le matin elle était Lo , simplement Lo , avec son mètre quarante-six et son unique chaussette . Elle était Lola en pantalon . Elle était Dolly à l'école . Elle était Dolores sur les pointillés . Mais dans mes bras , elle était toujours Lolita. "
Vladimir Nabokov
Publié par anna-karenine à 13:52:07 dans anna-karenine | Commentaires (5) | Permaliens
Cette constante envie de toujours donner Mais quoi ? un peu de son temps, de sa considération , de son attention , de son ecoute ... de sa mauvaise humeur, de son caractère méprisable par moment car trop changeant ? Besoin insensé et obsessionel sans doute de toujours etre alerte au moindre choses qui m'entourent ...ne pas y etre indifférente et pourtant (!) . Avoir une opinion sans mots , une pensée sans cheminement , des idées sans construction, des émotions qui traversent le corps tout entier et qui ramenent à une sensation étrange d'enfermement , d'incompréhenssion (pardon?) et d'extremme solitude .
Se sentir bloqué par une idée irréfutable , essayer de se convaincre du contraire . Humanisons nous le plus possible " mais oui ... c'est pas facile ! " Et au fond s'en vouloir considérablement de ne pas faire , ce que d'autres réussisent si bien en y mettant un peu de volonté . Etre ecartelée par de bon vieux principes moraux qu'il est tellement plus facile de caricaturer bêtement quand on est coincé dans l'âge ingrat au lieux d'y porter ne serait-ce qu'un peu de considération ..Le shéma de la maturité que l'on nous propose est si fade, si conventionel et si caricatural en lui même qu'il me semble meilleur d'esperer grandir sans jamais être adulte (comprendra qui pourra ) Pour le moment , bigoudis et camomille illuminent mes heures de cours sans quoi la motivation ne serait pas la même . se sentir brulante , avoir mal au ventre de rire jusqu'à se tordre sous la table ( ah l'adolescence .... !) . Et de l'autre côté se delecter des histoires de ce cher voltaire, se confronter à son opinion et à celle des autres, approfondir , ressentir , expliquer l'inexplicable , decouvrir , s'interroger toujours plus encore ...
Puis vient la nostalgie de quelques cours de français qui ont fait revivre Lolita et fait naitre le chinois et l'enfant ! Nostalgique de ces moments de lecture qui nous fascinent , qui nous ennivrent et nous enleves à nous même , pour mieux nous mener vers la profondeur de nos êtres.
sourire à défaut de pleurer , de bonheur ? de tristesse ? et si ce n'était ni l'un ni l'autre ?
Publié par anna-karenine à 20:20:19 dans anna-karenine | Commentaires (1) | Permaliens